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 Histoire du Mors

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Ti Kiwee
Cheval Star


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MessageSujet: Histoire du Mors   Jeu 24 Fév - 10:45

Histoire du mors
Traité d'orthopédie sur les embouchures.


Un peu d'histoire

Le mors de filet existe depuis 1800 ans avant J.C.. Ce sont les Phéniciens qui en l'an 1000 avant J.C ont importé le mors filet en Europe. Ce mors était généralement en bronze droit et sans brisure. C'est en 750 avant J.C. que le mors en fer fit son apparition. On y ajouta le plus souvent à l'articulation du canon de petits fragments de chaînes ou de billes qui avaient pour effet d'activer la salivation et de rendre le mors plus supportable. Ces sortes de jouets sont utilisées de nos jours pour faciliter la décontraction. Les premiers mors en bronze avec canons à passage de langue et anneau sur l'œil porte bride pour double actions datent de l'ère chrétienne.

C'est Athila en 451 qui, dans sa fuite vers le Nord, laissa des modèles de mors à canons doubles dont les francs s'inspirèrent des innovations.

En 1470, un mors de bride à 2 canons avec branches armées de pointes évitait que les fantassins attrapent le mors pour déséquilibrer le cavalier. C'est au 16ième siècle que les premiers mors à canon creux et brisé avec bossette firent leur apparition grâce à Mr De Connétable (Premier officier de la maison du roi). Puis il y eut le fameux mors avec des branches de 30 cm conçu par Grisonne et Pignatelli. Au 17ième siècles les mors se sont améliorés, ils étaient plus légers et plus ajustés à la bouche des chevaux de l'époque. Plus équilibrés, les canons étaient droits (à pas d'âne ou au passage de langue brisés ou à gorge de pigeon).

Photo Michel-Hervé Lucarotti Les mors n'ont guère changé jusqu'à l'époque où le grand Baucher créa son fameux filet et donna les critères du mors idéal. Mors Saumur ou mors à pompe, la variation de ces mors n'a guère changé. Le règlement des concours internationaux ne veut pas entendre parler d'un mors adapté à chaque cheval et cela est une grossière erreur.

En effet, il faut ajuster un mors selon la structure de la bouche du cheval ; les branches selon les proportions de son encolure et la gourmette suivant la sensibilité de la barbe.

La science de l'équitation réside dans l'adresse à saisir les moments favorables d'agir, de punir, de récompenser et d'indiquer. Pour cela, il faut un mors doux qui puisse se prêter à tous les mouvements d'une main habile. Si le cavalier saisit bien l'action du mors, il sait en graduer les effets.

Les mains agissent par l'intermédiaire des rênes prolongées par l'embouchure du mors et du filet. Les rênes réalisent l'union " bouche du cheval - main du cavalier ". L'action des mains modifie les incurvations sagittales (en forme de fléche) ou horizontales de l'encolure avec une répercussion de celle-ci sur le dos et les reins. Les mouvements du dos et du rein ont un effet prédominant dans les ralentissements ou accélérations de l'allure. Dans les changements de direction, l'action des rênes est proportionnelle à leur emprise sur l'incurvation du dos/rein. Il y a une action des jambes et des mains en même temps donc une égale destruction des forces et un arrêt du cheval en un quart de seconde.

Le mors est un instrument de force. Il est le seul lien direct que le cavalier ait avec son cheval. Le mors par l'effet de rênes a une répercussion sur la tige vertébrale car la mâchoire inférieure s'unit au crâne par les deux articulations temporo maxillaires. Un cheval mal dans sa bouche peut avoir des contractions dans tout le dos par les petits latéraux, grands obliques de la tête, petits droits de la tête, complexus, trapèzes…

Tous ces muscles correspondent à l'arrière main et comme un cheval donne la bouche avant les hanches, il vaut mieux être juste sur le devant. Certains pensent que les barres et la commissure des lèvres sont les seules sensibilités de la bouche du cheval. Mais cela simplifie et donc fausse la réalité.



Utilisation
Le mors est placé dans la bouche du cheval pour le conduire et régler son allure.

En règle générale, il est recommandé d'utiliser les mors dont l'action est la plus douce possible, mais chaque cheval et chaque cavalier sont différents. Selon le caractère de chacun et les objectifs équestres, la recherche de mors spécifiques peut s'avérer souhaitable.

La langue du cheval se trouve sous le mors. Cependant, le cheval réussit parfois à passer sa langue par dessus pour éviter son action.


Description générale
Le plus souvent, les mors sont en acier, mais bien d'autres matériaux peuvent être utilisés.

Le mors est maintenu grâce au bridon ou à la bride. Il existe plusieurs grandes familles de mors :

les mors de filet, appelés plus simplement filets qui sont releveurs ;
les mors abaisseurs.
Un mors se compose d’une partie droite, incurvée ou brisée se trouvant dans la bouche du cheval, appelée canon, et d’un anneau de chaque côté que l’on fixe aux montants du bridon. Les anneaux peuvent être de formes diverses, et se trouver à l'extrémité de branches.



Dans le langage courant, l'ensemble bridon et mors de filet est aussi appelé « filet ».


Action du mors
Le mors permet au cavalier d'agir sur la tête, l'encolure et les épaules du cheval par l'intermédiaire des rênes. Les mors agissent de différentes façons dans la bouche du cheval :

action sur la langue : les mors à canons brisés agissent par pincement du renflement situé sur la langue du cheval. Les mors à canon droit agissent par simple pression.
action sur la commissure des lèvres : tous les mors effectuent une traction sur la commissure des lèvres.
action sur les barres : les mors abaisseurs effectuent typiquement une pression sur les barres du cheval, qui sont un espace de la mâchoire inférieure dépourvu de dents, se situant entre incisives et molaires.
action sur le nerf mandibulaire : les mors équipés d'une gourmette agissent également par compression du nerf mandibulaire qui passe sous la mâchoire du cheval.
Chaque zone d'effet peut être classée par sensibilité croissante : la langue du cheval, musclée, est peu sensible aux pressions, mais un peu plus au pincement. Les commissures des lèvres sont un peu plus sensibles. Les barres, qui sont une muqueuse reposant presque directement sur l'os de la mandibule, sont très sensibles. Enfin, le nerf mandibulaire est extrêmement sensible, d'autant plus qu'il sera écrasé entre un os et une chaînette métallique.

Ainsi, il est possible de juger de la sévérité du mors sans même avoir à s'en servir. Un canon droit sera moins sévère qu'un canon brisé, par absence de pincement. Un canon fin sera plus dur qu'un canon épais, puisque la pression effectuée sera plus élevée. Les mors agissant par contact sur les barres seront plus sévères que les mors n'agissant que sur les commissures. Et la présence d'une gourmette augmentera très fortement la sévérité d'un mors, en fournissant un point d'appui au mors qui peut donc renforcer son effet sur les barres, et en écrasant le nerf.

Un mors peut être releveur, c’est-à-dire que son action aura tendance à ouvrir l'angle entre la tête et l'encolure, ou abaisseur (fermeture de l'angle tête-encolure), voire les deux, selon le point où la rêne agira, pour les mors utilisés avec deux paires de rênes.

Sources : Wikipédia

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MessageSujet: Re: Histoire du Mors   Dim 28 Avr - 1:01

Je trouve que c'est très intéressant , la partie histoire est vraiment super!( les autres aussi mais c'est elle qui m'a le plus marquée) comme je le disait c'est super intéressant de savoir d'où vient ce que l'on utilise,son origine,et en savoir une peut plus sur l'histoire de l'équitation et du matériel.
L'utilisation ,la description et l'action du mort sont très important car cela permet de mieux comprendre le fonctionnement du mors et donc cela peut nous aider a trouver d'éventuels problèmes que le cheval peut rencontrer avec le mors.
Bravo a toi!!! Super post!!!
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