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 Tics et troubles du comportement

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Ti Kiwee
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MessageSujet: Tics et troubles du comportement   Mer 9 Fév - 3:35






Tics et trouble du comportement



Les tics sont des troubles du comportement, sous la forme de gestes stéréotypés et répétitifs. Ils font partie des vices rédhibitoires et peuvent ainsi annuler la vente d'un cheval. Il ne faut pas les confondre avec des comportements indésirables. Ainsi lorsqu'un cheval tape à sa porte lors de la distribution des rations et s'arrête quand son repas arrive, ce n'est pas un tic. Il en est de même pour un cheval qui trempe son foin dans l'eau ou qui mange ses crottins.

Ils sont le symptôme d'une inadaptation du mode de vie du cheval, dans le présent et/ou dans son passé. Une prédisposition génétique est envisagée et doit rentrer en ligne de compte dans le choix d'un cheval. Ce sont ces particularités qui les rendent très difficiles à soigner. En effet, il est inutile de chercher uniquement à cacher ces comportements, sans chercher les raisons profondes de ceux-ci.

Le fait de tiquer permet au cheval de sécréter des endorphines, de la morphine naturelle, ce qui a pour effet de le calmer. C'est comme pour les personnes qui tortillent un mêche, etc... Par contre, le probléme vient quand cela devient l'équivalent équin des T.O.C. (troubles obsessionnels compulsifs) humains.

Pour l'instant, nous n'en sommes qu'au stade des hypothéses et chaque cas est différent. Il est donc impossible de donner de "recettes-miracles", mais uniquement des pistes de recherches.


Comment y remédier ?


Dans un premier temps, il faut analyser l'environnement du cheval et faire une recherche sur son passé. Les facteurs à éviter sont généralement :
Absence de communication avec d'autres chevaux.
Manque de vue sur l'extérieur.
Sorties au paddock trop courtes et/ou trop rares.
Sevrage précoce.
Entraînement inadapté à son caractère et/ou à ses besoins physiologiques.
Douleurs physiques non soignées.

Si le cheval a été, ou est toujours, confronté à au moins un de ses problémes, il peut développer des troubles du comportement sous la forme de tics. La difficulté réside essentiellement dans le fait qu'un facteur peut avoir une valeur différente d'un cheval à l'autre. Ainsi un cheval peut très bien s'adapter à une sortie au pré toutes les 3 semaines, alors qu'un autre aura besoin d'une sortie quotidienne.

L'imitation auprès d'un autre cheval tiqueur a également son importance. Mais ce n'est qu'un facteur déclenchant chez un cheval déjà fragilisé. En effet, ces deux chevaux ayant le même environnement, ils ont certainement les mêmes carences.

La première chose à faire, dans tous les cas, est de permettre au cheval d'avoir des contacts et d'avoir un accés à l'animation extérieure. Il est préférable de lui mettre un voisin avec lequel il s'entend bien, de préférence, celui avec lequel il va au paddock.

Un check-up avec un vétérinaire-ostéopathe permettra d'éliminer des douleurs insidieuses et, éventuellement, d'avoir des pistes pour rééquilibrer son cheval.

Il faut également revoir le programme d'entraînement afin qu'il s'adapte aux besoins du cheval : plus de sorties au paddock, intensité de l'entraînement, etc... Certains chevaux ont besoin de beaucoup d'exercices sinon ils bouillonnent, d'autres ne supportent certaines activités.

Si le cheval est sur une litière non-comestible, il est indispensable de la changer ou d'pporter plus souvent du foin au cheval.

Laisser une radio allumée dans les écuries est également un petit truc à essayer.

Des jouets peuvent également être aménagés dans les boxes. Il faut en essayer plusiseurs car votre cheval ne peut jouer qu'avec certains, ou par alternance. On en trouve dans le commerce (balle à suspendre, ballon, etc...) et on peut en fabriquer certains (2 billots reliés par un corde à travers les barreaux, bouteille pleine de sable suspendu à la poste,...). Vous pouvez même utiliser ceux prévus pour les gros chiens .



Si le box est assez grand, vous pouvez donner un compagnon à votre cheval : lapin, chévre ou poney. Mais il ne doit passer ses nerfs dessus et le traumatiser...

Comme le moment de la distribution des rations est un facteur aggravant et/ou déclenchant des tics, il est intéressant de sortir le cheval avant et de ne le rentrer dans son box que lorsque le repas a été donné.

D'autre part, certains chevaux tiquent pour excorciser l'excédent d'énergie apportée par une nourriture trop riche. Diminuer l'apport calorique de celle-ci est alors un atout indéniable.

Un traitement homéopathique peut également aider certains chevaux :
Si le tic a un caractère obsesionnel :
Thuya 9 CH + Arsenicum album 9 CH : 2 doses de chaque par semaine à donner pendant 3 mois.
Si le tic stoppe quand le cheval est distrait :
Ignatia 15 CH : 10 granules par jour à donner les 15 premiers jours, puis 5 granules par jour à donner pendant 3 mois.
Sepia 15 CH : 2 doses par semaine à donner pendant 3 mois.
Si le cheval est dominant et a tendance à faire des coliques :
Lycopodium 9 CH : 2 doses par semaine à donner pendant 3 mois.
Si le cheval est nerveux, tique surtout au box et a tendance à avoir des coliques ou des diarrhées :
Argenticum nitricum 9 CH : 2 doses par semaine à donner pendant 3 mois.
Si le cheval est jeune et assez peureux :
Calcarea carbonica 9 CH : 2 doses par semaine à donner pendant 3 mois.
Pour tous les chevaux tiqueurs et hypersensibles :
Lithium (oligo-élément) : 1 prise par jour à donner pendant 3 mois.
Pour les chevaux jeunes : Aluminium + Manganése : 1 prise un jour sur deux, en alternance, à donner pendant 3 mois.
Si le cheval n'est pas sensible à l'alcool :
Tilia tomentosa 1 DH (gemmothérapie) macérat glycériné : 5 ml. à donner matin, midi et soir.

Dans tous les cas de figure, il ne faut pas compter sur une modification rapide et radicale de son comportement. Il faut compter en semaines, voire en mois.






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"Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul ". Montaigne
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