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 Analyser le comportement du cheval

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Ti Kiwee
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MessageSujet: Analyser le comportement du cheval   Mer 9 Fév - 3:30


Analyser le comportement des chevaux





  • 1. Les caractéristiques propres à l'espèce:
    Le cheval est un équidé, et il fonctionne donc comme un cheval, non comme un humain ou comme un chien, il faut accepter de prendre en compte un certain nombre de comportements et de besoins naturels du cheval qui correspondent à son espèce. Par exemple, l'instinct grégaire est une particularité de l'espèce équine, et celle-ci fait partie inhérente du cheval. Certains en seront plus affectés que d'autres, il est important de le savoir, car alors, un travail supplémentaire, long et parfois difficile devra être entrepris avec certains chevaux.




  • 2. Les origines et la race:
    Elles interviennent dans la mesure où elles vont contribuer à la sensibilité du cheval. Des chevaux très sensibles, comme les anglo-arabes, souffrent beaucoup plus que d 'autres des maladresses humaines. Il est tout de même important de préciser qu'un cheval difficile ou à problème ne le devient que parce qu'il est mal pris en main par les humains. Ces chevaux hypersensibles ont surtout besoin de comprendre ce qui leur arrive. Ils supportent mal la soumission aveugle et souffrent des situations qui leurs sont imposées de manière arbitraire et parfois douloureuse. Ce sont des chevaux qui intériorisent différemment des autres dans la mesure où ils développent des comportements gênants pour les humains, voire parfois extrêmes. Ils sont particulièrement incompris par les humains qui ne disposent que des méhodes de l'équitation traditionnelles, qui ne sont pas vraiment adaptées à ces chevaux-là.




  • 3. La manière dont le cheval a été élevé:
    Les modes d'élevage sont aussi variés que les éleveurs. La période d'élevage concerne les trois premières années de la vie d'un poulain. Il peut les passer seul ou en troupeau, parfois en boxe s'il est entier, avec ou sans contact avec les humains, et s'il y a contact, ceux-ci peuvent être bons ou parfois très rudes et brutaux, il peut aussi être orphelin, les situations sont innombrables mais elles ont en commun de participer à la formation des schémas mentaux du cheval, schémas qui participent à définir un certains nombres de comportements futurs.




  • 4. Les premiers contacts avec les hommes:
    Ils vont contribuer à forger l'image que le cheval va avoir des humains. Certains poulains sont manipulés gentiment, d'autres sont simplement « chassés » vers l'endroit qu'ils doivent rejoindre, sans contact, sans paroles, sans explications. Par contre, il peut déjà y avoir cris et coups. Selon les situations, l'image que se feront les poulains de l'humain ne sera pas la même: les uns prendront confiance et s'ouvriront, les autres se méfieront, deviendront craintifs et adopteront déjà les premières attitudes de défense, de fuite ou d'agressivité.



  • 5. Les différentes « mains » qui l'ont formé:
    Un jeune cheval découvre différentes personnes lorsqu'il entame sa vie avec les humain: l'éleveur d'abord puis toutes sortes d'humains, différents selon leurs fonctions respectives. Il va ainsi être confronté au vétérinaire, au maréchal-ferrant, à un marchand, un cavalier ou un propriétaire, à des palefreniers, à du public peut-être. Ce sont ses premières attitudes à lui, mais dont il n'a pas conscience, qui vont provoquer celles de ces différentes personnes. Ainsi, un cheval passif engendrera la neutralité des humains, tandis qu'un cheval craintif et donc réactif, suscitera des réactions humaines variables, teintées de cris, de contraintes et de toutes sortes d'attitudes incompréhensibles par le cheval. Par exemple, un maréchal patient est extrêmement important pour la première ferrure: celle-ci peut représenter un traumatisme pour le cheval et si elle se passe mal, dont les séquelles pourront se prolonger très longtemps. Des palefreniers incompétents peuvent engendrer des problèmes bien inutiles et marquer mentalement certains chevaux de manière parfois indélébile. Touts les personnes qui vont approcher un jeune cheval vont ainsi contribuer à la formation de l'image mentale qu'il va se constituer à propos des humains. Ce schéma est extrêmement important dans la mesure où il va déterminer un certain nombre de comportements, d'oppositions, de résistances ou de refus d'investissement dans le travail, tout au long de la vie future du cheval. Il n'a lui-même pas conscience de ce schéma mais va fonctionner d'après lui. Ce qui est certain, c'est qu'il n'est pas en mesure de le rectifier seul.




  • 6. Le débourrage :
    C'est une étape importante de la vie d'un cheval. C'est le moment où commencent les vrais rapports avec l'homme et où le cheval doit apprendre à s'adapter à la fonction à laquelle on le destine. C'est aussi à ce moment que d'autres schémas mentaux vont s'ajouter aux précédents, mais c'est aussi à partir de là que le cheval va commencer à intérioriser des ressentis et des émotions qu'il va tenter d'exprimer, mais que les humains vont l'obliger à refouler. Le cheval apprend à se soumettre à la volonté de l'homme, malheureusement sans que celui-ci n'ait conscience de tout se qui peut se passer dans la tête du cheval à ces moments-là. D'ailleurs, bien souvent, ce qui est souhaité, c'est l'obtention d'un cheval soumis et muet, que l'on pourra utiliser à loisir. Le débourrage consiste alors à se fabriquer des « objets » de confort, mais pouvez-vous imaginer ce qui se passe réellement à l'intérieur du cheval? Que devient l'individu, l'être vivant? J'aurais plutôt envie de dire : Où va-t-il donc aller se réfugier?



  • 7. Les problèmes engendrés par le « formatage »:
    Ce que j'appelle le « formatage » est obtenu par le dressage traditionnel qui est appliqué à la plupart des chevaux. Il suit le débourrage et consiste à former le cheval à obéir à tout ce qui va lui être demandé, à mettre toutes ses capacités physiques à l'entière disposiotion des humains et à les utiliser en fonction des attentes humaines. Si j'utilise le terme de « formatage », c'est parce que ce type de dressage consiste à mettre le cheval dans un moule et l'y confiner, sans aucun intérêt pour l'individu qu'il représente. Un cheval d'obstale par exemple, est destiné à concourir en épreuves, que cela lui plaise ou non. Il n'est absolument pas question de discuter avec lui de son devenir. Il a été acheté pour cela et il servira à cela. Si le cheval est récalcitrant, on n'hésitera pas à utiliser de nombreuses mesures coercitives pour le faire céder. En fait, l'être vivant qui se trouve à l'intérieur du corps que l'on souhaite utiliser, doit s'effacer, devenir invisible, transparent, et totalement muet. Par contre, le corps doit obéir et réagir à la perfection, endurant efforts et fatigue sans broncher. Mais là encore, un certain nombre de produits très pratiques sont à la disposition des cavaliers pour rendre leur machine très performante. Et l'être vivant alors? Où est-il? Que devient-il? Il se replie sur lui-même, se referme, se protège. Cependant, ce formatage ne fonctionne pas toujours de manière idéale, et beaucoup de cavaliers constatent que, lorsque le cheval s'est trop profondément isolé dans son « monde » à lui, il n'est plus possible de l'atteindre et il n'est plus toujours évident à utiliser. C'est alors qu'il faut obligatoirement retravailler en amont pour recréer un lien avec l'individu cheval, complètement perdu, et lui réexpliquer les choses gentiment, mais en acceptant aussi éventuellement de réduire ses exigences, au moins provisoirement




  • 8. Les caractéristiques physiques:
    Un cheval peut développer des comportements incompréhensibles, simplement parce que des problèmes physiques l'empêchent de satisfaire les demandes qui lui sont faites. Ces problèmes physiques sont parfois difficiles à cerner, le cheval n'exprimant pas ouvertement toutes les douleurs dont il est le siège, mais affirmant une incapacité lorsqu'il éprouve une difficulté ou un blocage qui l'oppose alors à la volonté humaine. Un cheval est un être vivant comme les autres, il peut avoir des douleurs gênantes et désagréables pour lui sans forcément boîter: il peut avoir mal au dos, au ventre, à la tête, aux oreilles, ou à n'importe quelle autre partie de son corps. Il ne sera cependant pas forcément capable de toujours tout faire, n'importe quand, selon la volonté des humains. C'est un paramètre qui est vraiment très peu pris en compte. Il semble que la disponibilité du cheval devrait toujours être totale. Certains cavaliers de dressage de haut niveau, lorsqu'ils échauffent leurs chevaux au début du travail, ont l'habitude de les remettre au box au bout de dix minutes pour laisser le cheval uriner avant de commencer le vrai travail. C'est peut-être un détail, mais avez-vous déjà essayé de faire du sport avec la vessie pleine? Voilà une heureuse initiative pour ces chevaux-là, mais évidemment bien rare.




  • 9. Le mode de compréhension du cheval:
    Le cheval est un animal intelligent, prêt à comprendre et à assimiler beaucoup de choses, pour peu qu'on veuille bien les lui expliquer. Cela exige de la clarté et de la pédagogie de la part des humains. C'est bien de là que viennent la plupart des problèmes qui affectent les chevaux: ils n'ont généralement pas compris grand chose aux humains car ces derniers s'expliquent très mal. Ils savent ce qu'il veulent obtenir mais ne savent pas demander. Les chevaux qui comprennent mal énervent les humains, ce qui contribue à générer stress, angoisse, résistances et opposition.



  • 10. Sa faculté à intérioriser:
    Lorsque le cheval a un problème, qu'il ne comprend pas quelque chose, il s'exprime ouvertement en réagissant de différentes manières possibles, jouant sur une gamme allant de la simple contraction de machoire à l'éjection du cavalier en passant par divers mouvements d'opposition, des tentatives de fuite, de résistance ou d'agression. Toutes les tentatives d'expression du cheval devraient être reçues, analysées, puis canalisées mais non pas réprimées. La répression seule ne laisse au cheval que le repli sur lui-même, sans résolution du problème qui le perturbe. Un problème, quel qu'il soit, doit être mis à jour pour être efficacement solutionné. L'équitation traditionnelle a plus tendance à contraindre pour solutionner, c'est-à-dire souvent aussi à masquer un problème et à obliger le cheval à l'intérioriser. On ne l'a pas enlevé, on l'a caché, et, tôt ou tard, il ressortira. C'est en établissant un vrai « dialogue » avec le cheval et en lui apportant toutes les explications dont il a besoin pour comprendre ce que l'on attend de lui que l'on supprime les problèmes. L'intériorisation du cheval est donc à éviter.





  • 11. Les souvenirs passés:
    Lorsque l'on fait l'acquisition d'un jeune cheval, celui-ci a en général au moins deux ou trois ans, et il a donc déjà vécu un certain nombre de choses, bonnes et mauvaises, mais que l'on ignore. De même, lorsqu'il s'agit d'un cheval plus âgé, il a vécu de nombreuses expériences, dans différents lieux, avec différentes personnes, a parfois « subi » des cavaliers incompétents ou été victime d'évènements traumatisants. Tout cela s'est inévitablement imprimé dans le cerveau du cheval et il en a gardé de impressions, des émotions, des sentiments, agréables ou douloureux, mais qui vont forcément conditionner son comportement. Le cheval a donc des souvenirs qui font partie de lui, et qui l'ont plus ou moins marqué selon sa personnalité individuelle. Un événement qui peut paraître anodin avec une vision humaine, ne l'est pas forcément chez le cheval. Il ne perçoit et ne conçoit pas les choses comme nous, ce qui peut parfois susciter des incompréhensions de la part des humains. De même, deux chevaux différents ne réagiront pas forcément de la même manière au même événement. Il faut donc essayer de cerner les comportements liés à des traumatismes passés, même si les causes réelles sont inconnues. Il est toujours possible de travailler à partir des symptomes observés pour créer un nouveau schéma positif à substituer à des souvenirs incompris.



  • 12. Le tempérament propre du cheval:
    C'est lui qui va déterminer un certain nombre de comportements et révéler les caractéristiques propres au cheval en question. Il y a ainsi des chevaux calmes, d'autres plus agités, des anxieux, des téméraires, des craintifs, des tendres, des délicats, mais aussi des maladroits, des patauds. Certains sont intelligents et pleins de finesse, parfois espiègles et malicieux, avec beaucoup d'imagination, d'autres sont plus lents à comprendre les choses, bons élèves mais sans subtilité particulière. Il y a ceux qui vous envahissent et s'imposent, mais aussi les timides et les effacés, ceux qui prendront la place du chef et ceux qui se satisferont d'appartenir au troupeau. Les diversités sont aussi innombrables que les individus. Il est important de déterminer le tempérament individuel d'un cheval, car c'est ce qui va contribuer à comprendre les différents comportements qu'il va adopter face aux évènements auxquels il est confronté. Il ne faut pas attendre d'un cheval un autre comportement que celui que son tempérament de base va lui rendre possible.






  • 13. La personnalité du cheval:
    C'est elle qui différencie un cheval d'un autre. C'est elle qui transparait lorsqu'il s'exprime, et c'est elle que le « formatage » tente de briser ou au moins de masquer. La personnalité est le fruit du fonctionnement mental du cheval, de son tempérament émotionnel et de son caractère propre. Si elle est ouverte et canalisée, elle peut intervenir très agréablement et très avantageusement dans le travail que le cheval effectue avec l'humain. Lorsqu'un cheval exprime sa personnalité, il émet des opinions personnelles sur son environnement, sur le travail qu'il effectue, il participe avec beaucoup d'énergie et de volonté, peut parfois proposer des innovations personnelles avantageuses, qui enrichissent le travail avec l'humain. Voilà bien un domaine largement méconnu, les personnalités étant la plupart du temps étouffées et bridées, par tradition, par habitude, aussi par peur de ne pas pouvoir maîtriser l'individu qui pourrait se dévoiler, et encore et surtout par confort, la négation de la personnalité du cheval autorisant son emploi, même parfois abusif, pour la seule satisfaction des hommes, sans aucun état d'âme.




  • 14.L'image qu'il a de lui-même:
    Il ne s'agit pas ici de parler du cheval vivant avec ses congénères en troupeau, mais bien du cheval confronté à sa vie parmi les humains. Le cheval a conscience de lui-même, même si le formatage auquel il est soumis ne lui autorise qu'une conscience partielle. La relation que le cheval entretient avec l'humain intervient de manière importante sur l'image que le cheval a de lui-même, sur la place qu'il se donne. Evidemment, il ne se voit pas, mais il a une opinon sur lui-même, qu'il se forge en fonction de ses réussites ou de ses échecs, que les humains lui font ressentir malgré eux. Les réussites et les échecs sont des notions très subjectives qui n'ont pas de sens réel pour le cheval. Cependant, il perçoit parfaitement les réactions et les ressentis humains par rapport à ces concepts. Un cheval est parfaitement conscient qu'il engendre un certain nombre d'émotions chez les humains qui l'entourent: ces émotions humaines qu'il capte sont la joie, la fierté, la peine, la déception, la peur, le stress, la colère, etc... Le cheval reçoit les influences émotionnelles de son cavalier à son sujet et en est invariablement atteint, même si cela se fait de manière subtile. C'est ainsi que, selon ce que l'on renvoie au cheval, il est possible de modifier l'image qu'il a de lui-même. Il est alors possible de rendre un cheval plus confiant en ses capacités, plus sûr de lui, plus courageux, donc plus volontaire, avec une meilleure participation au travail et un réel plaisir, de l'apaiser, de le déstresser. Avec nos chevaux, nous utilisons la valorisation permanente qui consiste à relever systématiquement tout ce que le cheval réussit ou réalise, à reconnaître chacune des réponses qu'il donne à nos demandes, même les plus minimes. Grâce à cela, nous avons pu observer d'étonnants changements dans l'appéciation que les chevaux avaient d'eux-mêmes, avec des bénéfices incontestables dans le travail. Cela peut même aller jusqu'à engendrer des modifications de hiérarchie, des chevaux effacés et discrets commençant à s'affirmer et à prendre d'autres places au sein d'un groupe.





  • 15. L'écart entre le cheval et sa fonction:
    La plupart des chevaux sont destinés à une fonction précise d'après leurs qualités physiques. Or, ce n'est pas parce qu'un individu est physiquement apte ou doué pour une discipline qu'il va automatiquement l'apprécier, ou qu'il possédera un mental adapté à celle-ci. Il serait peut-être bon de réfléchir au fait que toutes les fonctions attribuées au cheval ont été déterminées par les hommes, et que le cheval, quant à lui, même s'il s'y soumet, ne les apprécient pas forcément, ne les comprend pas, et n'y voient aucune utilité. Dans le monde des chevaux, gagner une course, être attelé, évoluer sur un carré de dressage, sauter des obstacles, parcourir des distances très longues pour montrer son endurance, affronter des parcours de cross ou de steeple, promener des personnes sur son dos, tout cela a été inventé par les humains, pour les humains, et ne correspond en rien à la vie naturelle d'un cheval. Cela ne signifie pas qu'il faut abandonner toute activité équestre. Seulement, il serait peut-être possible de se poser la question de la place de l'individu cheval dans tout ceci, de manière à ce que pour lui aussi, les choses deviennent plus agréables. Il faut se rappeler qu'un individu, quel qu'il soit, qui effectue une tâche dans la contrainte, sera toujours moins coopératif et moins performant qu'un autre qui pourra participer en s'exprimant et qui sera respecté pour ce qu'il est. Bien trop souvent un cheval est utilisé malgré lui et contraint, ce qui est largement générateur de conflits, d'oppositions et de traumatismes, l'humain ayant un objectif prioritaire qu'il s'est fixé avec ce cheval, et qu'il veut atteindre à tous prix.




  • 16. Les lacunes équestres des cavaliers:
    C'est certainement la chose la plus difficile à résoudre. Beaucoup de problèmes sont posés au chevaux par le manque de connaissances et de maîtrise équestre, tout-à-fait involontaires bien sûr, de leur cavalier. Je vais prendre un exemple tout simple et très fréquent: un cavalier qui ne maîtrise pas les actions de sa main droite qui est trop fixe, trop dure, toujours trop haute, qui ne cède pas au bon moment, qui se crispe, qui tire, etc... Il s'agit tout simplement d'une main, et beaucoup de cavaliers ont l'expérience d'une partie de leur corps qui est mal positionné et ils savent combien il est difficile de rectifier un tel problème car, dès que l'attention se porte sur autre chose, la partie du corps en question reprend immédiatement sa position et ses actions erronées. Reprenons donc l'exemple de la main. La main tient une rêne, au bout de la rêne se trouve un mors qui agit sur la bouche du cheval. Si nous prolongeons encore la chaîne, la bouche permet d'influer sur la position de la tête, mais aussi sur celle de l'encolure. Cette dernière contribue aux variations de poids qui porte sur les épaules, et donc sur l 'équilibre du cheval, par exemple pour un départ au galop. Un cheval peut donc se retrouver confronté à d'énormes problèmes de départ au galop, simplement à cause d'un problème de main droite de son cavalier. De plus, cette mauvaise main droite, en agissant constamment sur le cheval, aura pour effet d'agir insidieusement sur l'équilibre et donc le positionnement physique du cheval qui va progressivement travailler de manière assymétrique. Cela engendrera alors des problèmes d'incurvation, de raideur, de crispation, et même d'abord à l'obstacle. Il faudra alors rectifier le cheval qui, au départ, n'a fait que subir une mauvaise action de main à laquelle il a du se soumettre malgré lui. Vous voyez que dans ce domaine, les choses sont complexes, et que l'on ne peut qu'encourager les cavaliers à progresser pour épargner leurs chevaux, en pratiquant la remise en cause personnelle et l'humilité. Il arrive malheureusement trop souvent que les chevaux soient accusés alors qu'ils ne sont que les victimes des incapacités humaines.

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"Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul ". Montaigne
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